Je divise les graines en 3 catégories: 1) les petites graines (chia, lin, chanvre, germe de blé) au déjeuner avec le yogourt ou dans les céréales
2) les graines de grosseur moyenne (citrouille, tournesol, édamame (soya), sésame) en collation grignotine et
3) les noix mélangées (amandes, noix de grenoble, noix de cajous, noix du brésil, pacane, etc..) pour les grosses collations en soirée
en se limitant à 15g (100 cal) ou à 30 g (200 cal)
Trouver la motivation pour se défaire de ses mauvaises habitudes de vie
par Paul Boisvert, PhD, docteur en kinésiologie, coach en poids santé
Des études psychologiques démontrent que la motivation est l'élément clé de la future réussite. Ce qui
veut dire que vous n’arriverez à rien si vous n’êtes pas suffisamment motivés pour changer vos vieilles
habitudes qui vous retiennent ou pour en créer de nouvelles qui assureront votre succès.
Les personnes qui ont le plus réussi dans toutes les tranches de la société ont consacré des heures à
apprendre un métier, à l’exercer, tout en profitant de tout ce qui se présentait pour les propulser vers le
succès auquel elles aspiraient.
Les gens les plus motivés planifient les événements à l’avance de sorte à être préparé aux changements
existentiels qui assureront un minimum de résultats, et ce, qu’il s’agisse de gros changements ou de petites
habitudes qui vous empêchent d'atteindre votre plein potentiel.
Mais, changer n’est pas facile, parce que quelque part vous appréciez vos mauvaises habitudes ou vous ne
savez pas ce qu’implique une bonne habitude. Les habitudes sont profondément enracinées dans le
légendaire concret et les bonnes habitudes sont fragiles et peuvent disparaître dès le coucher du soleil, sauf si
vous êtes vraiment motivé pour le changement.
Découvrez sans plus tarder ce nouveau guide gratuit sur l'incroyable pouvoir des habitudes :
Les habitudes peuvent vous faire si elles sont bonnes ou vous défaire si elles sont mauvaises
par Paul Boisvert, PhD, docteur en kinésiologie, coach en poids santé
Si vous créez ou perpétuez une mauvaise habitude, elle pourra être un énorme obstacle à votre succès final.
Une bonne habitude peut à contrario vous aider à atteindre votre plein potentiel en vous conduisant au
niveau suivant dans tout ce que vous désirez réaliser.
Les habitudes sont fondamentales pour l’homme. Elles deviennent une seconde nature pour nous au point de ne pas avoir besoin d’y penser afin de les mener à bien. Mais, lors de la création d’une habitude, vous devez être conscient de la manière de l’exécuter et être pleinement engagé pour en faire une seconde nature.
Les personnes qui réussissent sont très motivées à réussir. Elles ne s’engagent que dans des habitudes qui répondront à leurs besoins. Toutes les autres habitudes seront rejetées et les seules qui mériteront leur concentration seront celles qui leur seront bénéfiques.
Lorsque certaines personnes travaillent dur à leur réussite et échouent, c’est généralement en raison
d’une habitude dont elles n’arrivent tout simplement pas à se défaire. Si vous suivez un régime pour perdre
10 kg en travaillant avec acharnement au développement de nouvelles habitudes, vous y
arriverez, et vous perdrez même plus encore si vous abandonnez cette attirance pour un cheeseburger
plutôt qu’une salade, ou si vous préférez dormir plutôt que de faire un peu d’exercice physique.
Les gens qui réussissent n’imaginent pas une seule seconde autoriser quelque chose ou quelqu’un se
mettre en travers de la route vers leurs objectifs ultimes. Il faut de la force et de la volonté pour
dépasser ces plaisirs éphémères qu’offrent habituellement les mauvaises habitudes.
Prenez le temps de bien réfléchir et faites bien le tour de la question avant de commencer à modifier une
habitude : que vous apportera-t-elle pendant que vous la mettrez en place et à la fin ? Si l’attraction est assez
forte, vous trouverez une façon de l’accomplir.
par Paul Boisvert, PhD, docteur en kinésiologie, coach en poids santé
Lorsque l’objectif est réaliste et que sa raison d’être est bien expliquée, la
motivation du participant augmente de 35%, selon les recherches en thérapie
cognitive et comportementale.
Sur le terrain, les personnes qui profitent d’un
encadrement individuel ou en petits groupes sont effectivement plus assidues.
Pour ceux et celles qui préfèrent s’entraîner à
domicile, consulter un kinésiologue est essentiel pour monter un programme
spécifique, personnalisé et sécuritaire. S'adjoindre un entraîneur privé peut
être judicieux si vous manquez de motivation ou d'assiduité. Les tarifs et
compétences des entraîneurs privés sont très variables. Il vous faudra
magasiner. Les tarifs des grands centres de conditionnement physique sont
raisonnables, mais vous aurez souvent affaires à un instructeur non diplômé, un
étudiant ou un jeune professionnel sans expérience et mal payé.
Pourtant, tous n’ont pas besoin d’un entraîneur qui
les suit pas à pas. Pour certains, savoir que leurs coéquipiers comptent sur
eux est suffisant pour les amener au terrain de pratique. D’autres préfèrent
l’encadrement des clubs de jogging ou de vélo où les membres sont libres
d’assister aux sorties, tout en profitant de la présence d’un entraîneur.
«Des fois, tout ce qu’il faut, c’est d’avoir quelqu’un avec qui
courir pour nous encourager à continuer."
Secrets pour se défaire de ses mauvaises habitudes
par Paul Boisvert, PhD, docteur en kinésiologie, coach en poids santé
Lorsque vous êtes motivés à vous défaire de vos mauvaises habitudes et à en créer de nouvelles, il y a quelques faits susceptibles de vous aider à y parvenir plus rapidement :
-Détermination : si vous êtes fortement déterminé à résister aux mauvaises habitudes
qui vous freinent, vous aurez de plus grandes chances de succès.
- Dynamisme : c’est le moteur de la motivation qui peut être interne ou externe et qui vous pousse à
réaliser les actions nécessaires pour atteindre le succès.
- Persistance : vous devez être en mesure à persister même lorsque tout semble aller contre
vous. Il y aura du stress, de l’ennui et de la fatigue, utilisez-les pour en faire autre chose, car
le succès dépend de vos capacités à surmonter ces menaces.
- Capacité : vous êtes seul à lancer et à créer l’habitude ou à vous débarrasser de ce qui vous
freine. Consacrez 100 % de votre temps et de vos efforts à développer des habitudes qui vous
permettront d’atteindre le succès, car tout cela dépendra surtout de votre capacité à persévérer.
- Concentration : pouvez-vous vous concentrer sur le résultat final de vos efforts plutôt que de vous
satisfaire avec quelques moments seulement de petits plaisirs ? Celles et ceux qui ont réussi dans
leur vie ont choisi de se concentrer sur ce qui leur importait le plus dans le long terme.
Pour profiter pleinement de vos nouvelles habitudes, vous aurez besoin de découvrir, couche par couche, ce
qui vous motive profondément et vous renforce suffisamment pour résister aux obstacles qui ne
manqueront pas de se présenter sur le chemin du succès.
MAIGRIR POUR GAGNER… QUOI AU JUSTE?
psr Paul Boisvert, PhD, docteur en kinésiologie, coach en poids santé
Cette semaine débutait la nouvelle émission de Chantal Lacroix à Canal Vie: MAIGRIR POUR GAGNER »
Beaucoup d’émotions et d’attendrissements, ce qui fait un bon show inspirant qui donne du soutien aux candidats en manque d’estime de soi, d’amour propre, etc.. Vont-ils parvenir à combler leurs lacunes en perdant le poids gagnés au fil des ans ou suite à un traumatisme stressant? C’est ce que nous saurons peut-être à la fin de l’émission, du moins pour les finalistes, car en cours de route, les candidats qui ne seront pas assez bon, c'est-à-dire ne pas avoir perdu assez de poids assez rapidement, seront délaissés de l’émission, et en même temps du soutien et du réconfort des producteurs.
Ce que je retiens surtout c’est la souffrance et ledésarroi des personnes au prise avec l’obésité morbide. En cela l’empathie que démontre Chantale est à propos.
Sinon, c’est une copie conforme de l’émission américaine The BIggest Looser (Qui perd gagne à TVA) qui a le défaut de miser essentiellement sur le poids, la perte de poids rapide, la compétition, la quantité énorme d’activité physique et en abordant très peu la nutrition, (si ce n’est un clin d’oeil pour faire plaisir à un des commanditaires (Becel)) dans un contexte ou chacun a l’aide d’un entraîneur personnel à temps plein (commandite d’Énergie Cardio), ce que peu de personnes de l’émission peuvent s’offrir dans la vraie vie.
Et on peut prédire déjà ce qui se passera après l’émission quand ils-elles seront laissés à eux-mêmes, c’est-à-dire la même chose qui est arrivé aux participants de Qui perd gagne… mais quoi au juste?
Maigrir pour gagner – le défi du Québec, Canal Vie lundi 19h et en reprise durant la semaine.
REFLEXION DE LA SEMAINE: Êtes-vous prêt à aller au devant des autres par Paul Boisvert, PhD, docteur en kinésiologie, coach en poids santé
Comment croyez vous vous faire de nouvelles relations si vous ne permettez pas aux rencontres potentielles de se réaliser, ou pire si vous êtes fermés à ce qu'elles se produisent?
Il faut préalablement vouloir, avoir besoin, ou devoir établir de telles relations. Par exemple, la nécessité de mieux connaître les collègues d'un nouvel emploi, les nouveaux voisins suite à un déménagement, les membres du cours d'aérobie auquel vous venez de vous inscrire.
Il en tient d'une meilleure intégration à votre environnement changeant.
Bien sûr vous pouvez avoir de bonnes raisons de vous isoler. Par exemple, en présence de danger pressenti ou de la douleur encore présente de tentatives passées infructueuses. Mais assurez vous que votre perception ou vos croyances soient justifiées. Pour cela il est nécessaire de faire quelques vérifications et confrontations.
Tout d'abord, il faut avoir la bonne attitude. C'est à dire se mettre dans des dispositions mentales de vouloir échanger avec les gens de votre environnement immédiat.
Ensuite, il faut faire preuve d'ouverture aux opportunités.
Cela peut se faire en permettant aux autres d'accéder à l'intérieur de son espace vital en évitant de créer une bulle autour de vous à l'épreuve des communications dans les deux sens.
Ça peut se faire aussi en accueillant les autres par un regard, un sourire, un geste des mains.
Cela n'est toutefois pas toujours suffisant. Les gens ne viendront pas nécessairement à votre rencontre malgré vos attentes.
Vous devez alors faire les premiers pas en entamant la conversation, question de vérifier le degré d'ouverture ou d'intérêt de l'autre. Il faut bien sûr prendre ce risque quitte à se sentir rejeté puisque cela n'arrivera que rarement. Tout compte fait, cela vaut l'effort de faire preuve de courage malgré votre peur.
Il faut surtout éviter, sauf dans des circonstances exceptionnelles, de faire preuve de fermeture, par exemple en fuyant du regard, en s'isolant, en établissant une certaine distance, ou pire par notre absence. Il y en a même qui ont tellement peur du regard des autres qu'ils vont jusqu'à se barricader littéralement à l'intérieur de leur demeure en allant jusqu'à tenir baissé en tout temps les rideaux de fenêtre.
Si vous avez besoin de rencontrer des gens, la première chose à faire est bien sur de sortir de chez vous, de laisser tomber vos œillères et de faire preuve d'ouverture.
(écrit en attendant mon tour dans la file de 5 km aux douanes américaines à la fête du travail)
-Paul Boisvert, docteur en kinésiologie, coach poids santé
http://coachpoidssante.ca
Après la publication de 55 billets en 13 mois sur le blogue portant sur
l'embonpoint, la perte de poids, l'alimentation santé et la pratique
d'activité physique, mon blogue Contact de l'Université Laval se termine pour revenir au point de départ, ici, sur Blogger. En effet, mon
contrat d'emploi au CRIUCPQ en tant que coordonnateur de la Chaire de
recherche sur l'obésité de l'Université Laval n'a pas été renouvelé.
Toutefois,
je poursuivrai ce que j'aime le plus, les communications grand public
en matière de perte de poids, d'alimentation santé et de remise en
forme. J'agirai donc à titre de consultant en tant que conférencier et
coach individuel en matière de poids, alimentation santé et remise en
forme, en attendant de relever de nouveaux défis d'emplois stimulants en tant que directeur santé et mieux-être en entreprise ou coordonnateur d'évènements en prévention et saines habitudes de vie. Avis aux chercheurs de tête.
Les boissons énergisantes occupent une place grandissante sur les
tablettes de nos dépanneurs, épiceries et pharmacies, et dans les machines
distributrices des arénas, écoles, hôpitaux et gymnases. Les ventes de ces
boissons atteignent des proportions gigantesques: en 2007 seulement, le marché
mondial se chiffrait à plusieurs milliards de dollars, avec une panoplie de
marques différentes. Et les ventes ne cessent de croître… tout comme les effets
secondaires, tels que la dépendance et les hospitalisations dues à ses effets
neuro-comportementaux indésirables, comme l’ont rapporté les quotidiens et les
médecins travaillant dans les urgences. Doit-on s’inquiéter du fait que les
jeunes en consomment? Y a-t-il un réel danger?
À la base, les boissons pseudo-énergisantes
sont commercialisées sous le prétexte qu’elles peuvent procurer une stimulation
mentale et physique, rehausser la vigilance intellectuelle, ce qui permettrait
de combattre la fatigue tout en améliorant l’endurance physique. Le terme
«énergisant» est une notion de marketing proposée par l’industrie qui ne
reflète pas les propriétés réelles de ces boissons.
La réalité est que ces boissons affectent l’humeur, la fonction cardiaque,
la capacité de concentration et la qualité du sommeil.
Pourtant, on s’aperçoit que ces prétendues actions énergisantes ne sont pas
dues à leurs substances naturelles mais plutôt au sucre. En général, les
boissons énergisantes ont un contenu élevé en sucre et en calories similaire
aux boissons gazeuses, soit environ de 7 à 9 cuillères à thé de sucre, soit 110
à 140 calories, par petite canette de 250 ml (1 tasse). Ce sont d’abord et
avant tout des boissons sucrées, des bonbons liquides.
1
L’effet stimulant de ces boissons est attribuable à leurs grandes quantités
de caféine, un puissant excitant. En effet, les doses de
caféine de ces boissons varient de 50 mg à 145 mg par portion de 250 ml –ce qui
correspond à la quantité contenue dans un café espresso (80 mg)–, et de 3 à 9
fois celle contenue dans une boisson gazeuse régulière de type cola. Certaines
marques peuvent même contenir près de 275 mg de caféine dans leur grand format!
Même lorsque la teneur en caféine semble modérée, il faut se méfier car elle
peut être camouflée par l’utilisation du guarana, une plante
naturelle qui produit des grains semblables à ceux du café mais qui contiennent
2 fois plus de caféine.
Selon Santé Canada, les enfants de 4 à 6 ans ne devraient pas consommer plus
de 45 mg de caféine par jour, ceux de 7 à 9 ans, 62,5 mg, et ceux de 10 à 12
ans, 85 mg. Les adultes devraient se limiter à 400 mg de caféine par jour. Un
petit contenant de 250 ml de Red Bull contient 80 mg de caféine, atteignant la
limite quotidienne pour un enfant de 12 ans, et dépassant la limite pour un enfant
de 10 ans. À titre indicatif, il y a environ de 89 à 179 mg de caféine dans une
tasse de café, selon le type de préparation du café. Sans compter les autres
sources possibles de caféine: thé, chocolat, cola, etc.
Les boissons énergisantes contiennent plusieurs autres ingrédients naturels
(taurine, ginseng, glucuronolactone) leur permettant d’être
vendues sous la forme de produits de santé naturel… et d’échapper aux règles
strictes des lois sur les aliments sur le plan des allégations et de
l’étiquetage. Et les fabriquants en profitent. Ces substances (souvent
présentes en quantités inconnues) peuvent avoir des effets appréciables dans la
stimulation du système nerveux, particulièrement en interaction avec la caféine
et le guarana. C’est pourquoi ces boissons devraient plutôt être considérées
comme des boissons stimulantes et non pas énergisantes.
Mais les effets de ces ingrédients naturels sont peu documentés. C’est
pourquoi un projet de recherche dirigé par le Dr Poirier à l’Université Laval
permettra de mieux documenter les effets de la consommation des boissons
énergisantes sur la santé. 2
Consommation des boissons énergisantes
Dans l’Enquête québécoise sur le marketing de la malbouffe publiée en janvier
2012 3, on y apprend que 25% des jeunes
Québécois consomment des boissons énergisantes souvent ou à
l’occasion (35% en consomment de manière occasionnelle ou
exceptionnelle), dont 7% en prennent régulièrement. Et la proportion de jeunes
qui en consomment augmente d’une année à l’autre. Cette progression de la
consommation des boissons énergisantes chez les jeunes inquiète,
particulièrement à cause de la teneur élevée en caféine et de leurs effets sur
la santé et les comportements à risque.
Conséquences de la consommation de boissons énergisantes
On sait que les boissons énergisantes ont la même teneur en sucre que les
boissons gazeuses. Et on connaît l’incidence d’une consommation régulière des
boissons sucrées sur les risques associés à la prise de poids, l’obésité, la
diabète et les maladies cardiovasculaires. 4 La caféine prise en forte dose peut
entraîner de nombreux symptômes chez les jeunes: maux de tête,
nervosité, irritabilité, tremblements, troubles gastro-intestinaux,
palpitations cardiaques, arythmies, intoxication (lorsque consommé avec de
l’alcool), accoutumance, etc. C’est ce que l’on observe lorsque la
dose normale est dépassée.
La consommation de boissons énergisantes fait maintenant partie du
questionnaire de routine dans les urgences. Nous comptons 5 morts
directement reliés à des problèmes cardiaques directement reliés à la
surconsommation de boissons énergisantes. 567 Que faut-il de plus pour en restreindre
davantage l’accès si ce n’est d’en interdire la vente aux mineurs?
Un autre danger possible est celui de la dépendance à ces
boissons énergisantes, renforçant la notion de drogue. La
caféine, au même titre que les drogues, l’alcool ou la cigarette, peut
entraîner une accoutumance et même une dépendance dont il est difficile de se
départir. Les boissons énergisantes devraient donc être considérées comme une drogue
stimulante. 89
Une consommation excessive de plusieurs de ces boissons, particulièrement en
soirée dans les partys, et souvent mélangées à de l’alcool,
peut avoir des répercussions sur la santé: troubles de l’humeur, baisse de la
qualité du sommeil, fausse sensation d’éveil et de sécurité, ce qui peut être
dangereux, notamment si les jeunes qui ressentent cette fausse sensation
prennent le volant. 1011
Les boissons énergisantes et le sport
Les boissons énergisantes ne sont pas recommandées non plus
chez les sportifs lorsqu’ils pratiquent leurs activités. 12 En effet, la caféine et le sucre
liquide ne font pas bon ménage avec la performance sportive.
Or, la consommation de boissons énergisantes par les jeunes sportifs est
préoccupante. Ceux-ci ont tendance à consommer ces boissons afin d’améliorer
leurs performances, tel que le suggère la publicité. «Un comportement dopant
qui pourrait entraîner un jeune sur la pente glissante du dopage», soutient la
docteure Alexandra Bwenge, coauteure de l’énoncé de position de l’Association
québécoise des médecins du sport (AQMS) sur les boissons énergisantes et le
sport. 13
Pourtant, selon les recherches, il y aurait peu de données fiables sur les
promesses de meilleures performances sportives par la consommation de boissons
énergisantes, contrairement à ce que prétend l’industrie. «Absorber une boisson
énergisante ne fait pas sauter plus haut ni courir plus vite. Lorsqu’on parle à
plusieurs athlètes, professionnels ou non qui en ont déjà pris, ils disent
qu’ils se sentent plus éveillés, mais aussi plus surexcités ou trop fébriles,
plutôt qu’en total contrôle de ce qui se passe sur le jeu», ajoute la Dre
Bwenge.
L’AQMS recommande, en plus des mesures proposées par Santé Canada, un
meilleur contrôle de la consommation des boissons énergisantes par les parents
et autres responsables des jeunes. L’AQMS demande aussi aux médecins de
rapporter les cas d’effets secondaires graves pouvant être reliés aux boissons
énergisantes. En effet, le nombre de cas d’effets indésirables survenus après
la consommation de boissons énergétiques contenant de la caféine est en nette
augmentation ces dernières années, les quantités ingérées variant entre 3 et 5
boissons par cas. Selon une étude australienne, la plupart des cas
d’hospitalisations concernaient des jeunes (âge médian de 17 ans), et
majoritairement des garçons, qui avaient mélangé ces boissons avec d’autres
produits comme l’alcool. La majorité des cas concernaient un usage festif, les
autres concernant des consommations accidentelles chez l’enfant ou des
empoisonnements volontaires (voir la vidéo suivante pour plus de détails).
Il est donc urgent de mettre en place des stratégies de
sensibilisation et d’intervention coordonnées et persuasives pour freiner
la consommation de boissons énergisantes chez les jeunes. Ce qui ne sera pas
facile considérant l’opposition offerte par cette industrie. En effet, celle-ci
utilise des stratégies de marketing très efficaces et convaincantes pour que
les jeunes achètent ses produits, par exemple par la commandite d’événements de
sports extrêmes tels que le Red Bull Crashed Ice à Québec.
Règlementation sur les boissons énergisantes
Cet automne, Santé Canada a resserré les exigences quant à la composition et à
la mise en marché des boissons dites énergisantes. En modifiant la catégorie de
ces produits qui passent de «produits de santé naturels (PSN)» à «aliments»,
les fabricants devront maintenant identifier clairement les ingrédients
des boissons énergisantes et afficher le tableau de valeur
nutritive sur les emballages, ce qui n’était pas le cas auparavant. En
plus de contrôler la teneur en caféine, les fabricants devront
désormais la déclarer.
Santé Canada a autorisé, en mars 2011, sous la pression de l’industrie,
l’ajout de caféine dans toutes les boissons sucrées. Les boissons énergisantes
pourront donc en contenir davantage.
Voici les modifications proposées par Santé Canada: 14
Ottawa impose un plafond de 180 mg de caféine
par canette de 500 ml, l’équivalent d’un gros café. La plupart se
conforment déjà à cette limite, même dans les grands formats.
Les canettes devront
contenir des avertissements
de santé publique, comme celui de «ne pas combiner boisson énergisante
avec boissons alcoolisées».
Clientèle visée:
l’étiquetage devra aussi préciser que le produit «N’est pas recommandé
pour les enfants, les femmes enceintes ou qui allaitent et les personnes
sensibles à la caféine». Ces avertissements devraient normalement être
lisibles, ce qui n’est pas le cas en ce moment! De cette façon, personne
ne sera vraiment conscientisé ni informé.
Afficher la quantité en mg de caféine
issue de toutes les sources (naturelles et ajoutées) par contenant ou
portion;
Une déclaration sur
l’étiquette désignant le produit comme Source élevée de caféine lorsque la quantité
de caféine dépassera celle jugée suffisamment élevée.
Boissons énergisantes: doit-on les interdire aux enfants?
Le comité consultatif d’experts de Santé Canada proposait d’interdire la vente
des boissons énergisantes aux enfants de moins de 15 ans. La
Coalition poids propose de l’interdire aux moins de 18 ans.
On constate que la teneur élevée en caféine et en sucre ainsi que l’acidité
des boissons énergisantes peuvent être nocives pour la santé des enfants et des
adolescents.
Les experts recommandent également d’en restreindre l’accès.
Plus de 15 conseils municipaux, dont ceux de la ville de Roberval et d’Amqui,
ont adopté un nouveau règlement visant à bannir les boissons énergisantes des
établissements municipaux. 15Selon le maire de Roberval, la vente de
ces boissons devient incohérente avec la politique de promotion de saines
habitudes de vie. C’est aussi l’initiative qu’a prise une propriétaire de
dépanneur de Trois-Rivières.
Ottawa ne s’est pas davantage plié aux demandes de groupes qui réclamaient
des restrictions des publicités destinées aux adolescents et
aux enfants, le principal groupe ciblé par l’industrie dans son marketing, en
plus des sportifs et des adeptes de sports extrêmes. En effet, les stratégies
de commercialisation suscitent des questionnements quant à l’attrait d’une
jeune clientèle, à la normalisation d’une consommation fréquente de quantités
importantes de caféine et de sucre, et à la banalisation de l’usage de
substances stimulantes à des fins récréatives ou de performance. 16
Croyez-vous que l’on devrait interdire la vente et la consommation des
boissons énergisantes auprès des enfants de moins de 18 ans?
1 Paul Boisvert. Les boissons sucrées, des bonbons
liquides, p. 2, dans Dossier spécial sur les boissons sucrées, ASPQ, sept. 2010. 2 Une recherche sur les boissons énergétiques à
l’Université Laval. Journal L’appel 11 avril 2012
10 Énoncé de position de l’Association québécoise
des médecins du sport, Les
boissons
énergisantes et le sport, Dr Richard Blanchet, Dre Alexandra Bwenge. Nov.
2010.
12 Énoncé de position de l’Association québécoise
des médecins du sport, Les
boissons énergisantes et le sport, Dr Richard Blanchet, Dre
Alexandra Bwenge. Nov. 2010.
13 Énoncé de position de l’Association québécoise
des médecins du sport, Les
boissons énergisantes et le sport, Dr Richard Blanchet, Dre
Alexandra Bwenge. Nov 2010.
14 Approche de gestion des boissons énergisantes
contenant de la caféine proposée par Santé Canada, version PDF – 191 Ko.
En 2004, l’école secondaire De Rochebelle était
reconnue pour offrir de la malbouffe à la cafétéria et dans les machines
distributrices. À la suite d’un texte d’opinion publié dans les
quotidiens où je dénonçais cette situation, le directeur de l’école, Guy
Dumais, m’a demandé de l’aider à améliorer la situation. J’ai alors proposé un virage santé, avec l’appui de mes collègues de la Chaire de recherche sur l’obésité et du Centre de recherche de l’IUCPQ (Hôpital Laval). 1
Après avoir réalisé un portrait de la situation, nous avons suggéré la mise sur pied d’un comité consultatif appelé Comité Action Santé dans l’école, chargé de concevoir et d’adopter une politique alimentaire
et de modifier progressivement l’environnement alimentaire de l’école.
Le contenu des machines distributrices a été revu, des changements ont
été apportés au menu, au fonctionnement et à la décoration de la
cafétéria. Tout cela soutenu par des activités d’éducation et de
promotion. Certains des outils d’éducation développés dans le cadre de ce projet sont accessibles sur le site internet.
Nos interventions à Rochebelle ont d’ailleurs servi de modèle à la politique cadre du gouvernement du Québec, Pour un virage santé à l’école, adoptée en 2007 par plus de 3000 écoles au Québec. Je traite d’ailleurs, dans une entrevue vidéo,
du problème de l’obésité qui touche les jeunes, dresse un portrait de
l’état de la situation au Québec et propose des pistes de solution.
Plusieurs
petits gestes ont ainsi été tentés au fil des années pour inciter les
jeunes à mieux s’alimenter à la cafétéria. Certains s’approchent de l’économie behaviorale. 2 On pense ici aux promotions sur des produits vedettes (clémentines, smoothies, pain aux canneberges), au panier de fruits près de la caisse; une sandwicherie santé –pour concurrencer les Subways de ce monde– et un comptoir à salades, très populaire, y ont été ajoutés. 3
Il y a moyen d’augmenter considérablement les ventes d’aliments santé
dans les cafétérias scolaires en changeant simplement l’emplacement des
bons et des mauvais choix alimentaires et en empruntant aux techniques de marketing
utilisées dans les supermarchés pour rendre les bons choix plus
attrayants. La disposition des aliments a notamment été repensée, et de
nouvelles salades plus alléchantes ont été ajoutées.
En 2008-2009, nous avons commencé à mesurer les effets de nos
interventions. À l’aide de la Chaire sur les comportements et la santé
de l’Université Laval, nous avons tout d’abord évalué le taux de
«désertion» des élèves vers les restaurants du secteur à l’aide de
sondages. Il est ressorti de cette étude qu’entre 25 et 40% des élèves
s’aventurent hors de l’école au moins une fois tous les 10 jours à
l’heure du lunch. Les réponses fournies par les élèves ont mis en
lumière certains obstacles relatifs au milieu physique de l’école ainsi
qu’au sentiment de compétence personnelle dans la préparation des
lunchs.
L’enquête du projet «Dîner à l’école»
nous incite à cibler des interventions éducatives pour promouvoir le
comportement de rester à l’école pour dîner. C’est ainsi que la comité
s’est affairé à améliorer l’aménagement extérieur et intérieur des
endroits pour manger (ajout de tables et de chaises à la cafétéria,
augmentation du nombre de micro-ondes, réduction du temps d’attente pour
être servi à la cafétéria). Un autre aspect important était de
promouvoir la multitude d’activités intéressantes offertes à l’école à
l’heure du midi.
Les résultats, publiés dans le journal Au Fil des Événements4
ont été probants: outre l’amélioration significative de la qualité des
lunchs, la proportion des élèves qui dînent à l’école tous les jours a
augmenté de presque 5% et les désertions vers les restos au moins une
fois aux 10 jours ont diminué de près de 7%.
Boîte à lunch santé Après plusieurs années de
sensibilisation et d’information auprès des élèves, mais aussi de leurs
parents, les boîtes à lunch se sont beaucoup améliorées à l’école De
Rochebelle. Dans une étude dont les résultats ont été dévoilés dans un article publié dans le journal Au fil des événements en septembre 2011 5,
près des deux tiers (64%) des 367 boîtes dont nous avons analysé le
contenu en 2011 passaient le test de la qualité, comparativement à un
peu plus de la moitié les deux années précédentes. Cela prouve que
l’éducation, ça fonctionne.
Dans une entrevue que j’ai accordée à la revue Contact, et publiée dans l’édition qui vient de paraître 6, je dévoile plusieurs trucs pour préparer des boîtes à lunch et des collations santé pour les enfants et aussi pour les adultes.
Astuces pour faciliter la préparation des boîtes à lunch santé
Planifier les dîners de la semaine avant d’aller faire l’épicerie.
Préparer les aliments qui seront utilisés dans les boîtes à lunch
pour pouvoir les utiliser rapidement (laver et couper les crudités,
etc.).
Préparer en plus grande quantité les repas du souper afin d’utiliser les surplus dans les boîtes à lunch de la semaine.
Cuisiner certains plats à l’avance et congeler des portions individuelles.
Consacrer une section du garde-manger, du réfrigérateur et du
congélateur aux aliments et aux plats destinés à la boîte à lunch afin
de diminuer le temps nécessaire à sa préparation.
Encourager le jeune à collaborer à la préparation des aliments, des plats et de la boîte à lunch
En espérant que ces trucs pratiques vous soient utiles. Bonne lecture!
Référence(s)
1Changement de régime à de Rochebelle. La Chaire de recherche sur l’obésité aide une école secondaire à réformer ses habitudes alimentaires, par Jean Hamann, Au fil des événements, édition du 17 février 2005. ↩